Le point d'entrée unique. Henri énonce un problème dans ses mots, SONARI s'en charge jusqu'au bout et lui rend une phrase. Ici il y a le clavier en plus ; c'est la seule différence avec le mode Henri.
Démarrage…
Henri ne choisit pas d'organisme dans une liste : il ne voit pas la liste. Il dit son problème. SONARI trouve qui appeler, compose, traverse le serveur vocal, saisit ses références au clavier, patiente — puis lui passe le conseiller. C'est Henri qui parle : il est aveugle, pas empêché de parler. SONARI reste en ligne, audible de lui seul, pour lui souffler un numéro ou une date. Et si personne ne décroche, il rappelle lui-même plus tard. C'est là toute la différence entre un assistant vocal et un agent.
Henri dit « tape 3 », « tape dièse », « reviens en arrière », « donne le code de l'immeuble ». SONARI compose sur la ligne, et les vraies tonalités partent. L'étoile revient au menu précédent, le dièse valide, le zéro appelle un opérateur — ce sont des conventions que SONARI connaît, et qu'Henri n'a pas à connaître.
Un code tapé par SONARI ne s'entend pas. Un voyant lit le sien sur un papier ; un aveugle doit le dire à voix haute ou le confier à quelqu'un. Là, personne dans la pièce n'entend rien. Sur ce point précis, Henri est mieux protégé qu'une personne qui voit.
Un voyant regarde son écran avant de décrocher. Henri, non : il décroche sans savoir qui c'est. Une personne âgée, isolée et non voyante est exactement la cible du démarchage abusif et de l'arnaque au faux conseiller bancaire. SONARI annonce l'appelant avant qu'il décroche, et filtre.
Henri appelle qui il veut, pas seulement des services : sa sœur, le plombier, la mairie, ou un numéro lu sur un prospectus — dis « appelle le 02 40 68 16 00 », SONARI compose. Un appel à un proche n'est pas une démarche : SONARI compose et se retire.
Les appareils non connectés du logement, pilotés par une prise commandée. Une page web n'atteint pas le réseau du domicile : sans le boîtier, SONARI dit qu'il n'a rien lancé plutôt que de le laisser croire.
Règle non négociable : Henri ne peut rien vérifier des yeux. Une fausse confirmation est plus grave qu'une absence de réponse. Coupe le boîtier et relance un appareil : tu entendras ce que SONARI répond quand ça échoue.
Un aveugle ne peut pas lire son numéro de client sur une facture papier pendant qu'un conseiller l'attend au téléphone. C'est exactement là qu'il raccroche et renonce. SONARI garde ces références et les donne à sa place — c'est ce qui rend la démarche possible sans personne à côté.
Ce que les secours demandent dans les vingt premières secondes, et qu'une personne à terre ne peut pas réciter. C'est la seule partie du dossier que SONARI énonce lui-même, sans attendre d'accord : à ce moment-là, demander la permission coûterait des minutes.
Ce que cette page ne fait pas. Une véritable empreinte vocale compare un modèle biométrique du locuteur : traitement côté serveur, et déclaration au titre des données biométriques. Ça ne tourne pas dans un onglet, et prétendre le contraire serait la fausse confirmation que ce produit s'interdit. Ici, c'est un accord parlé — utile contre une erreur, pas contre une fraude.
La vie d'Henri, accumulée jour après jour : ses proches, ses habitudes, ce qu'un appel a donné la semaine dernière. Un concurrent qui copierait le code repartirait d'une mémoire vide — c'est ce qui rend le produit impossible à quitter au bout de six mois.
Henri, lui, ne saisit rien : il dit « retiens que ma voisine s'appelle Jeanne » et SONARI l'écrit. Ce formulaire sert à préparer une installation.
Deux publics opposés derrière le même produit. Une personne qui perd la vue à 72 ans veut une voix chaleureuse à 165 mots par minute. Un aveugle de naissance écoute son lecteur d'écran à 400 et trouvera la même voix insupportablement lente. Aucun concurrent ne traite ce point — et c'est le premier que jugera un utilisateur expérimenté, c'est-à-dire un prescripteur.
La seule question qui compte : qu'est-ce qu'Henri peut faire seul, aujourd'hui, sans appeler sa fille ? Voici l'inventaire honnête — ce qui marche déjà, ce qui attend le boîtier, ce qui attend l'application installée sur le téléphone. Une page web ne peut pas accéder à l'appareil photo en arrière-plan, ni au GPS en continu, ni passer un vrai appel : ce sont des limites du navigateur, pas du projet.
Ce que ça dit du produit. Sept besoins sur dix sont déjà couverts par la voix seule. Les trois qui manquent tiennent à l'appareil photo et au GPS — donc à l'application native, pas à un doute technique. Aucun ne dépend d'un aidant.
Qu'est-ce qu'Henri fait, exactement, pendant un appel ? Il tient son téléphone. C'est tout : il ne cherche aucun bouton, ne compose aucun chiffre, ne lit rien, n'écrit rien. Voici une vraie demi-heure de sa vie, de son seul point de vue.
Pendant les sept minutes d'attente, Henri n'entend rien. Ni menu, ni musique, ni « votre appel est important pour nous ». Il pose son téléphone et va mettre de l'eau à chauffer. C'est peut-être ça, le vrai produit.
Henri n'appelle jamais Orange. Henri appelle SONARI. C'est SONARI qui appelle Orange, de son côté, sur une autre ligne. Le téléphone d'Henri n'est donc engagé que dans une seule communication : celle avec SONARI. Tout ce qu'il entend sort de chez nous, et tout ce qu'il dit y arrive d'abord.
À partir de là, il n'y a plus de difficulté : le serveur est une table de mixage. À chaque instant il décide de ce qu'il envoie dans l'oreille d'Henri, et de ce qu'il laisse passer vers le conseiller. Trois positions suffisent.
Le conseiller entend un demi-silence, comme quand on se retourne vers quelqu'un dans la pièce. Personne ne s'en étonne jamais.
Rien de tout ceci n'est à inventer. Chaque brique existe, est documentée publiquement et se commande par une requête. Les liens ci-dessous mènent à la documentation officielle : vérifie toi-même, ne me crois pas sur parole.
Correction de ce que je t'ai dit hier. Je parlais de « deux branches audio reliées ». Le mécanisme réel, et le mot que tu entendras chez un opérateur, c'est une conférence : Henri est seul dans un salon avec SONARI, l'appel vers le service se fait à côté, et il rejoint le salon seulement quand un humain décroche. C'est plus simple que ce que j'ai décrit, et c'est exactement ce que font tous les centres d'appels.
Un appel ne se passe presque jamais comme prévu. Voici l'inventaire complet des situations qu'un appel peut prendre, ce que SONARI fait dans chacune, et ce qui reste à écrire. Rien n'est enjolivé : ce qui n'est pas fait est marqué comme tel.
Ce sont des limites du système d'exploitation, pas du projet. Aucune permission iOS ou Android ne les lève, pour personne. Un concurrent qui promet ça sur une simple application ment, ou n'a pas encore essayé.
SONARI n'est pas sur l'appel : SONARI est l'appel. Ce n'est pas le téléphone d'Henri qui compose le numéro, c'est le serveur, via l'opérateur. Il monte deux branches audio séparées et ne les relie que lorsqu'il le décide.
Un produit qui marche pour Henri et qui s'écroule à dix mille n'a aucune valeur. Voici le dimensionnement réel, avec ses hypothèses écrites, ce qui casse en premier, et comment les données de chacun restent cloisonnées.
Numéro de sécurité sociale, IBAN, numéro fiscal. Ce ne sont pas des données ordinaires : le NIR relève en France d'un régime propre, et une fuite ne se répare pas. Le cloisonnement n'est donc pas une option de confort, c'est la condition d'existence du produit.
Le lien que tu utilises aujourd'hui est un lien Claude : parfait pour essayer et pour que je corrige en direct, mais ce n'est pas encore une application à toi. Voici exactement ce qu'il manque, et par où passer.
Tout est déjà prêt dans le dépôt. Le dossier web/ contient l'application avec son icône, son manifeste et son fonctionnement hors réseau. Il n'y a rien à construire : Cloudflare n'a qu'à servir ce dossier. Et ensuite, chaque correction que je pousse met le lien à jour toute seule, sans que tu touches à quoi que ce soit.
Le dépôt contient déjà le serveur : mémoire, navigation vocale, outils, et un mode qui tourne sur un modèle libre auto-hébergé. Une fois qu'il est en ligne, colle son adresse ici et la page s'en sert au lieu de Claude. Tout le reste — démarches, clavier, urgences — tourne déjà sans aucun serveur.
Tout ce que SONARI a réellement fait depuis l'ouverture, échecs compris. C'est la seule preuve qu'une confirmation n'a pas été inventée.